
Le 25 janvier, nous nous décidons enfin à repartir du Togo. Direction la frontière du Bénin, afin d'éviter le Sud du Nigéria (beaucoup trop dangereux). Ce détour nous occasionnera un supplément de 2000 kms. Nous remontons le pays via Abomey, Save, Parakou et poste frontière de Malanville. La traversée du pays s'est faite dans de bonnes conditions routières car le Bénin possède un réseau plutôt bien entretenu par rapport à ce que nous avons connu jusqu'alors. Seul hic lors du trajet, un gendarme trop zélé, nous a gardé 40 minutes pour des contrôles totalement débiles (validité du contrôle technique du 4x4 sur la remorque, date de validité de l'extincteur... ). Bien sûr tout ceci afin de protéger notre sécurité et notre bien être à un coût modique de 10 euros qu'il n'obtiendra pas évidemment. Nous n'avions pas encore été confrontés à un tel comportement de racisme et de bêtise. Nous pensions cette habitude réservée aux gendarmes sénégalais. Par bonheur, la douane pour sortir du Bénin, malgré l'heure tardive (+ de 18 heures) s'est très bien déroulée, sans aucune demande de rémunération de travail supplémentaire (habitude réservée aux douaniers sénégalais y compris à 15 heures).
Le 26 janvier au soir, après avoir franchi le fleuve (frontalier) nous rentrons au Niger où les douaniers nous proposent de nous remplir les carnets de passage en douane et de nous libérer immédiatement. Pour nous c'est une agréable surprise car la région du fleuve est infestée de moustiques, après une quarantaine de kilomètres nous sommes obligés de stopper car il est impossible de continuer tellement la route est défoncée. Nous trouvons refuge pour la nuit à un poste de gendarmerie dans un petit village. Le lendemain, nous avalerons encore 30 kilomètres fortement délabrés et profiterons ensuite d'une route excellente jusqu'à Niamey. Arrivés en début d'après midi dans la capitale du Niger, nous nous rendons directement à l'Ambassade du Nigéria où l'on nous annonce que les visas ne se délivrent que le mardi et le jeudi. Nous nous mettons donc en quête d'un endroit où stationner pendant trois jours. Un guide recruté dans la rue pour la circonstance, nous emmène au camping municipal. Nous avions lu sur Internet que celui-ci ressemblait à une décharge, de prime à bord il paraît correct (entrée, bar que les nigériens fréquentent), mais l'endroit et les sanitaires réservés aux campeurs ressemblent bien à une décharge. Après quelques explications avec le gérant, nous reprenons nos recherches. Un français, résident à Niamey, nous conseille de rejoindre une falaise qui domine le fleuve (à 20 kms) afin de nous installer pendant quelques jours. Le gardien des lieux étant trop gourmand, nous rebroussons chemin. Nous tenterons plusieurs hôtels : Le Sahel nous demandera 50 000 F CFA (75 euros) par nuit : ils ont du voir la vierge clignoter (bizarre dans un pays musulman) ; pour le reste la taille de notre convoi ne nous permet pas de stationner dans leur parking. Nous rappelons Jacques, rencontré le matin même, qui nous propose de nous parquer dans la cour de son entreprise en plein cœur de Niamey. Ce qui est fort gentil de sa part et nous enlève une belle épine du pied car le stationnement dans les grandes villes est toujours une source de problèmes.
Nous passerons notre dimanche entre la visite du Musée National du Niger et un pique nique au bord du fleuve dans un endroit nommé Kanasi, invités par Jacques et sa famille. Le lieux est magnifique, Bernard en profitera même pour faire une petite virée en Quad.
En ce qui concerne le Musée de Niamey, celui-ci mérite le détour car différents pavillons retracent les coutumes des différentes ethnies, l'artisanat pratiqué au Niger, des explications sur les mines d'uranium et sur les squelettes de dinosaures retrouvés intactes dans le désert. Petit point négatif, aucune prise de photos n'est possible à l'intérieur des locaux. Nous ne pourrons que photographier les dinosaures grandeur nature et les animaux (en cage bien sûr). Les enfants seront tout de même ravis de voir ces animaux.
Pour la suite du programme, nous prévoyons d'aller rendre visite aux girafes (en totale liberté) à 60 kms au sud de Niamey et d'aller saluer les hippopotames qui vivent sur les bords du Niger (pirogue obligatoire). Nous vous relaterons ultérieurement la suite.
Dès l'obtention de nos visas, nous reprendrons directement la route pour le Nord du Nigéria.
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