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Mali - Ségou
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de Famille Keller, 25-10-2006 |
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De Nouakchott à Ségou |

Bonjour,
Depuis que nous sommes partis de Mauritanie, nous avons pris le chemin de La Route de l’Espoir qui va de Nouakchott à Néma. Nous avons circuler sur une route très correcte en se qui concerne l’état général et surtout très diversifiée au niveau des paysages et des troupeaux rencontrés (dromadaires, bovins… ). Nous voyons défiler un cadre tantôt fait de dunes, tantôt verdoyant et montagneux. Une panoplie de paysages très étonnante tout au long des 800 kilomètres qui nous séparent de Nouakchott à Ayoun el atrous. Puis nous bifurquons vers le Mali en direction de Nioro du Sahel. Après le calme de ces deux jours, changement complet en arrivant à Nioro du Sahel. C’est le soir, le jeun pour le ramadan a été rompu et la ville s’anime de marchands, les gens peuvent à nouveau se nourrir, boire et surtout récupérer des forces. La musique, les rires, les discussions sont incessants : en un mot bienvenue en Afrique noire. Une nuit, très bruyante et fatigante, au milieu de la place principale du village et il nous faut réaliser les formalités douanières et policières. Tout est facilité, nous mettrons peu de temps pour récupérer les autorisations de circulation pour les véhicules et faire tamponner nos passeports. C’est donc le départ direction diéma, puis Didjeni et enfin atteindre Bamako. Quelques 400 kilomètres nous attendent mais certainement pas les plus simples. Plus de la moitié d’entre eux seront composés de pistes en latérite en très mauvais état (tôle ondulée, trous béants). Le goudron est bien prévu, mais n’est fait que sur 40 kilomètres entre Diéma et Didjeni. Nous mettrons près de deux jours pour faire ces 400 kilomètres et arriverons complètement épuisés à Bamako. Par contre, nous pourrons admirer notre plus beau ciel étoilé jamais vu jusqu’alors. La brousse est totalement sauvegardée de la pollution et permet de profiter d’une nature merveilleuse.
Bamako a beaucoup changé depuis quelques années, comme toutes les capitales africaines, elle est devenue gigantesque. La population a cru d’une manière impressionnante, un nouveau pont payé par les Emirats Arabes en 2001 traverse maintenant le fleuve Niger (appelé aussi le Djoliba) et dessert toute une autre partie de la ville beaucoup plus populaire qu’au centre. La pollution est énorme car la circulation est énorme. Tous les types de véhicules se côtoient : voitures, bus de transport de voyageurs sur bondés, petites motos chinoises qui vous doublent dans tous les sens… Une vraie horreur pour Bernard qui doit naviguer dans ce flot de circulation avec notre énorme convoi. Mais tout se passera bien, nous dégoterons même un hôtel où stationner pour deux nuits sur les bords du fleuve (un havre au milieu de la tempête). Après avoir acheter à un prix exorbitant (poussée des prix certainement due à la politique de restriction d’entrée des africains en France) nos visas pour le Burkina Faso, et fait quelques réparations sur le car nous repartons pour Ségou à 250 kilomètres de là. Nous nous rendrons chez Albert, Elke et leurs fils rencontrés lors du voyage et qui nous avaient aimablement invités à séjourner chez eux. Albert est un Allemand installé en Afrique depuis quelques années et qui tient un Hôtel « le Djoliba » dans la ville de Ségou. Nous mettrons quatre bonnes heures pour effectuer la route et arriverons à la nuit tombée. Bernard est crevé car la circulation de nuit en Afrique est terrible et fort dangereuse. Nous serons remis sur pieds par un bon tajine fait maison. Le lendemain, la chaleur étant insupportable, ils nous hébergeront chez eux dans une chambre climatisée et nous feront partager tous leurs repas. Paul, un de leur fils à 12 ans et s’entend très bien avec Marie. Les enfants sont aux anges car la maison est très agréable, remplie d’animaux et surtout équipée d’une piscine. Que demander de mieux pour eux ! Il devient même difficile de les faire sortir pour visiter quoi que ce soit.
Ségou est une ville de deux cents mille habitants, mais qui pourtant ressemble encore à un gros village. Il reste beaucoup de maisons coloniales qui ont été restaurées pour abriter soit des administrations, soit des hôtels. L’architecture qui y est pratiquée respecte l’existant. Les rues sont régulièrement nettoyées et rien que cela est un bonheur après la Mauritanie et sa crasse urbaine. Nous pouvons nous balader dans les rues sans jamais être embêté, les vendeurs d’artisanat respectent les touristes et ne font aucun forcing. Les gens vous saluent très facilement et bien sûr les « toubab » (tout blanc) fusent régulièrement de la bouche des enfants.
Nous en profiterons pour visiter deux centres artisanaux spécialisés dans la création de tissus nommés Bogolan, Basilan . Dans le premier centre, nous pourrons voir la réalisation des pièces de coton sur différents métiers à tisser et quelques œuvres créées par les artistes. Par contre dans le deuxième centre nous découvrirons petit à petit comment sont préparées les teintures naturelles à base de feuilles, écorces, terre (argile noire) qui permettront de teindre et créer les motifs sur les cotons. Avoir l’explication de certains motifs traditionnels qui transmettent des messages de génération en génération. Voir étapes après étapes, une simple cotonnade devenir une œuvre d’art. Nous pourrons comparer les œuvres dites traditionnelles et les créations nouvelles, que ce soit par les motifs créés ou par les supports utilisés maintenant. Des créations tels que des vêtements, des accessoires de mode ou de décoration utilisent actuellement cette technique. En un mot ces visites ont été un régal.
Nous partirons également en pirogue sur le fleuve Niger afin de rejoindre un village situé sur une île où les femmes de forgerons se sont spécialisées dans la création de poteries. La traversée est très reposante, nous croisons quelques pêcheurs, habitants et cultivateurs sur les bords du fleuve et surtout de très beaux oiseaux de toutes les couleurs. Au bout d’une heure et demie, nous aborderons le village où des femmes lavent le linge, entourées d’enfants. Notre guide Mohamed, nous apprend que trois ethnies différentes cohabitent dans ce village partagé en quartiers : des cultivateurs, des forgerons et potiers et des pêcheurs. La chance est avec nous, nous sommes Samedi et c’est l’un des deux jours avec le Dimanche, où les femmes font cuire les poteries qui ont été créées pendant la semaine. Au milieu de la place du village, elles ont préparé d’immenses bûchers de pailles et de branches. Les poteries sont disposées dessous. Lorsqu’elles allument les feux, tout est très impressionnant, c’est un peu apocalyptique : la fumée envahit toute une partie du village, l’air devient irrespirable. Ceci va durée pendant plus d’une heure. Les femmes restent à côté des feux pour s’assurer que la cuisson se passe correctement. Nous voici repartis dans un autre siècle. Je n’ose penser à la durée de vie de ces femmes vu les conditions de travail. Lorsque la cuisson est terminée, munies de longs bâtons, elles sortent des cendres leurs créations afin de les tremper dans une mixture faite des fruits broyés d’un arbre, qui permettra d’imperméabiliser et faire briller les terres cuites. Au final, les poteries ont pris une belle couleur noire et marron. Il ne leur restera qu’à emmener, par pinasse, le fruit de leur travail à Ségou afin de les vendre. Nous repartons pour rejoindre Ségou, ravis de l’après-midi que nous avons vécu.
Nous sommes le 24 octobre, cela fait déjà une semaine que nous sommes à Ségou. Demain nous repartons en direction du Burkina Faso, nous sommes reposés, heureux du séjour que nous avons passé chez Albert et sa famille dans cette jolie ville de Ségou.
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Commentaires sur cet article
francoise
Super, vraiment Val et Bernard merci pour cette mise à jour vraiment intéressante. Ca fait du bien d'avoir de vos nouvelles et de savoir que tout se passe à merveille. Bisous à Maxime qui a l'air de bien profiter de son voyage, et à Marie qui devient une très belle jeune fille. Quel changement ! A bientôt les amis
maju
La mise à jour à été longue, mais cela en vaut la peine.Que de choses vous allez me raconter et me montrer lors de ma prochaine venue. Les enfants n'oubliez rien surtout et remplissez votre tête, votre coeur et vos oreilles pour rien oublier de ce bonheur que vous offre vos parents.
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17/09/2006 : Impressions sur la ville
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